« NON » au Nouveau Deal pour la Nature du WWF

Pourquoi cette campagne ?

 

Notre monde naturel est confronté aux menaces les plus graves qu'il ait jamais connues.

Et d’abord et avant tout, à la destruction rapide de la biodiversité dont la vie dépend.

 

Pire encore, cette menace bien réelle est en train d’être transformée en produit de marketing pour relancer l'économie mondiale.

 

Derrière l'appel pour le Nouveau Deal pour la Nature (« New Deal for Nature », en anglais), également appelé le Global Deal For Nature ou Global Goal For Nature, sont les grandes entreprises, les institutions financières et les ONG les plus puissantes du monde, y compris celles qui sont complices de violations des droits humains, en particulier le WWF.

 

Le Forum économique mondial, qui a conclu un partenariat avec les Nations Unies le 13 juin 2019, soutient aussi cet accord.

 

Le Nouveau Deal pour la Nature a du être finalisé lors de la Conférence de la Convention sur la diversité biologique (CBD COP15) en Chine en octobre 2020. Cet événement est désormais différé à octobre 2021.

 

C’est une sorte de putsch qui permettra aux grandes entreprises internationales de mettre la main sur les biens communs. Cela entraînera la monétisation de toute la nature à l'échelle mondiale.

 

Sous couvert de protection de l'environnement, cet accord lance en fait la privatisation, la marchandisation et l'objectivation de toute la nature, à grands renfort d’images émouvantes présentées dans un cadre holistique.

 

Cet accord fait également planer la menace de nouveaux déplacements et génocides d’autochtones.

 

Le Nouveau Deal pour la Nature impliquerait une totale transformation du système économique mondial pour créer de nouveaux marchés, dans le seul but de sauver le système capitaliste économique mondial qui détruit notre avenir commun et toute vie sur Terre.

 

C’est Mark Tercek, ancien PDG de l'ONG The Nature Conservancy,  qui décrit le mieux ce qui se cache derrière cet accord : « Ça me rappelle quand je travaillais à Wall Street. Tous les nouveaux marchés, les marchés les plus juteux, c'est comme ça qu'ils commencent. »

 

Il faut stopper cet accord. Nous appelons tous ceux qui se soucient de la nature à manifester leur opposition dès à présent.

 

Nous les exhortons à faire des réunions publiques, à diffuser l'information, à se réunir pour mener des campagnes locales, à organiser des manifestations et à prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre un terme à cette attaque monstrueuse et sans précédent contre notre monde vivant par le système capitaliste.

Pour apprendre plus, défilez vers le bas.

 

Cinq raisons pour dire « non » 
au Nouveau Deal pour la Nature

 

1. Il est conçu par des intérêts particuliers.
Derrière l'appel pour le Nouveau Deal pour la Nature (« New Deal for Nature », en anglais), également appelé le Global Deal For Nature ou Global Goal For Nature, sont les entreprises les plus puissantes du monde, les institutions financières et les ONG de conservation, y compris celles qui sont complices de violations des droits humains, en particulier le WWF.

2. Il est antidémocratique.

Cet accord est négocié sans la participation du grand public. Il sera conclu lors de la conférence de la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique (CDB) à Pékin, en octobre 2020, désormais différé à octobre 2021, sans aucun vote de nos parlements locaux, régionaux ou nationaux, contournant ainsi tout contrôle démocratique.
 

3. Il représente un coup d'État du secteur privé contre les biens communs.
Au cours des négociations sur les accords de libre-échange tels que le TTIP et le CETA, nous avons vu comment nos gouvernements travaillent main dans la main avec les multinationales pour transférer encore plus de pouvoir aux grandes entreprises et privatiser encore davantage les services publics. Aujourd'hui, la nature elle-même est mise à l'encan.

Au prétexte d'actions contre les crises climatique et écologique, le Nouveau Deal pour la Nature implique, dans la pratique, la financiarisation et la privatisation de la nature (définie comme « services écosystémiques », « capital naturel », « solutions climatiques naturelles » ou « solutions basées sur la nature ») à l'échelle mondiale.

L'attribution d'une valeur monétaire à la nature permet à des industries telles que les combustibles fossiles de continuer à polluer, tant qu'elles acceptent de s'engager dans des activités à émissions nettes zéro, comme la compensation des émissions de carbone en plantant des arbres ou en « restaurant » la nature.

4. Il opère le sauvetage du système même qui détruit la biodiversité.
Cet accord impliquerait la transformation totale du système économique mondial pour créer de nouveaux marchés, ce qui permettrait de sauver de sa crise actuelle le système capitaliste économique mondial qui nous a menés au bord de la catastrophe écologique.

 

5. Il nuit à ceux qui sont les mieux placés pour protéger la biodiversité.
Cet accord menacerait d'encore plus de déplacements et de génocides les peuples autochtones et tribaux, à mesure que les entreprises mondialisées et les ONG de conservation chercheraient à contrôler leurs terres pour maintenir leur hégémonie au prétexte de lutte contre les changements climatiques et de restauration de la nature. Il s'agit ni plus ni moins d'une nouvelle vague de colonisation, en particulier pour les peuples du Sud mondial.

 

Ceux qui soutiennent la campagne jusqu'à ce jour :

Peter Allen, dessinateur, Royaume-Uni
Marianne Birkby, artiste et fondatrice de Radiation Free Lakeland, Royaume-Uni
Alison Blunt, Royaume-Uni
David Booth, écrivain et professeur, États-Unis
Dr Andrea Brock, University of Sussex, Royaume-Uni
Ann Carton, écrivaine, Royaume-Uni
Stephen Corry, directeur de Survival International, Royaume-Uni

Carlo Cruciani, ancien bibliothécaire et chercheur indépendent at Criveo (Centro Ricerche Verità Occultate), Ascoli Piceno, Italie

Paul Cudenec, militant et auteur, France
Nikki Darrell, The Plant Medicine School, Irlande
Brian Davey, Social Ecological Economist, Royaume-Uni
Luke Dodson, militant, Royaume-Uni
Dr Alexander Dunlap, chercheur postdoctoral, University of Oslo, Norvège
Dr Anwesha Dutta, chercheuse postdoctoral et présidente de l'Institut Michelsen, Bergen, Norvège
Luke Eastwood, co-ordinateur régional d'Extinction Rebellion Kerry, Irlande
​Angela Elder, Royaume-Uni
Prof. Jelel Ezzine, Tunis, Tunisie
Patrick Farnsworth, militant et animateur de Last Born in the Wilderness, États-Unis
Trace Fleeman y Garcia, Oregon Institute for Creative Research, International Ecolinguistics Association, États-Unis
Dr David Foster, University of Reading, Royaume-Uni
Dr Achiba Gargule, Kenya
Dr Karen Goaman, militante et anthropologue, Royaume-Uni
Charlotte Golding, tree hugger and nature lover, Royaume-Uni
Vesna Grgic, co-ordinateur, Zeleni odred/Green Squad, Croatie
Hiroyuki Hamada, artiste, États-Unis

Jimmy Han, États-Unis

Keith Harmon Snow, photojournaliste et correspondant de guerre, États-Unis

Melissa Hoffman, militant, États-Unis
Jessica Holmes, éducatrice du climat, États-Unis

Wendy Howard, écologiste, Quinta do Vale - Permaculturing in Portugal, Portugal
Noor Ibrahim, Kenya
Victor G.L. Jasin, Canada
Marcy Johnson, États-Unis
Dr Timothy Krantz, Professor of Environmental Science, University of Redlands, États-Unis
Prachi Kudale, militante, Inde
Lukas Leitinger, étudiant de troisième cycle à l'UPF Barcelone, Espagne
John Lennon, directeur de Let's build a better Jamaica, Jamaïque
Prof. dr. ir. Frédéric Leroy, professeur, VUB, Belgique (signé en son propre capacité)
Claudine Letsae, International Coordinator, Green Party of England and Wales, Royaume-Uni
David Lewane, militant, US
Sumner Macpherson, militante, États-Unis
Jordan Michel-Muniz, militant social, Brésil
Dr Jonathan Molad, philosophe, Melbourne, Australie
Cory Morningstar, écrivaine et chercheuse à Wrong Kind of Green, Canada
Rob Nellist, Royaume-Uni
Rael Nidess, M.D., États-Unis
Branko Obradovic, militant, Croatie
Organic Radicals
Forrest Palmer, écrivain et chercheur à Wrong Kind of Green, États-Unis
Geraldine Ring, militante, Irlande
Yzabelaah Samahra Rose, rédactrice en chef d'AEVA magazine, Royaume-Uni
Vijay Sekhon, militant, Mumbai, Inde
Noga Shanee, PhD, Reclaim Conservation, Royaume-Uni
Wendy Sharpe, Royaume-Uni
Christopher Shaw, Visiting Faculty member of the School of Business, Management and Economics, University of Sussex, Royaume-Uni
South Essex Radical Media, Royaume-Uni

Dr Clive Spash, professeur et président de Public Policy and Governance, Institute for Multi-Level Governance & Development, Department of Socio-Economics, WU Economics and Business, University of Vienna, Autriche
Don Sullivan, ancien co-ordinateur de Taiga Rescue Network pour l'Amérique du Nord, Canada
Paul Swann, militant, Royaume-Uni
Marc Thibault, Indigenous Ally and Regenerative Thinker, Ohlone Territory, États-Unis
Peter Underwood, écrivain et chercheur, Royaume-Uni
Inês Valdez, États-Unis

Myrah Vandermeulen, étudiant à Ghent University, Belgique

Gregory Vickrey, professeur, chercheur, et associé à Wrong Kind of Green​, États-Unis
Mathias Weiss, étudiant doctoral, Faculté de Sociologie, Université d'Innsbruck, Autriche 
Natalie Westwood, Daoist medical practitioner, Australie
Winter Oak Press
Ira Zillich, militant, Scotland

Remerciements :

Illustration Betrayal : Mario Sánchez Nevado, Aégis Strife
Traductions : Corinne, Dominique, et Julien. 

Si vous voulez vous impliquer dans la campagne, n'hésitez pas à nous contacter par courrier électronique à l'adresse suivante nodealfornature@protonmail.com

Vous pouvez nous suivre sur Twitter à @nodealfornature